« Bien sûr le temps qui va trop vite, la vérité qui nous évite... mais (sa)voir un ami pleurer »

Where do I begin...

Parce qu'elle a « déconné », parce qu'elle en est arrivé à se planter du poison dans le bras, un peu de mort dans les veines
Diacétylmorphine, le nom le murmure lui-même
Parce que l'existence d'un dommage est la condition sine qua non de l'engagement de la responsabilité
Parce que quand on n'a pas été responsable, dit-on, on n'a plus droit à notre liberté
Parce que de toute façon, “no one is free... even the birds are chained to the sky”

“Well they'll stone you and say that it's the end”
On brave la mort tant qu'elle est loin (« Bien sûr il y a nos défaites, et puis la mort qui est tout au bout. Le corps incline déjà la tête étonné d'être encore debout... »)
On s'abandonne à la figure parentale présente quand death coule dans notre sang, danse en nous
Lui a été là, d'autres pas
Premier venu, première vendue

Elle se force alors à croire que le marché de l'Autre est le meilleur
Parce qu'être si près de la fin lui a maybe fait perdre la raison
Et puis aussi parce qu'elle a peur de sa faiblesse, peur d'une rechute possible
Peur de la solitude, et peur du choix qu'elle croit ne pas avoir
« L'angoisse c'est le choix »
Qu'elle préfère, quelque part, ne pas avoir
Le déni du choix c'est le désir de facilité
(Crevée –elle est- par la difficulté de son parcours)

Un amalgame de sentiments
Lui brouille la vue
Il l'empêche de penser plus longtemps que quelques minutes
D'associer plus que quelques idées, de se libérer des mailles que ses sauveurs ont volontairement tissées
Ravisseurs*

I'd like to say to this friend of mine, qu'il ne faut pas tout mélanger
Her gratitude isn't love
Her pain isn't love.

But I guess she knows it

She must try to make sense out of all this nonsense
Understand what happened and what's happening
Even try, if she feels like doing it; even try and remember how it all started...
And why it did. I mean... nobody's on drugs just like that for no reason... I told her once... on souffre tous de la même incompréhension profonde... I tell this to everyone... comme s'ils ne le sentaient pas...

Did it all started because she ne savait pas où elle allait? Voulait-elle se sentir homme, se sentir femme, se sentir vivre... “feel just like Jesus' son” , escape all the evils...?
Was it because she was all alone at the beginning?
Where were her saviors back then?

I wish that, I'd met that girl a few years ago
Sa peau blanche cache un empire sombre
Que je désire parcourir
Un empire auquel l'accès m'est interdit

J'ai connu avec elle, devant des miroirs, l'émotion la plus intense
Et qu'est-ce que la beauté dans ce monde, qu'est-ce que la VIE, sinon cette bouffée de plaisir, violente et douce à la fois, puissante et longue, rassurante, berçante, lancinante... comme une pause dans le temps, un toujours dans le jamais, des points de suspension (toujours ces points de suspension) qui font tout oublier... donnent envie de demander to stop time now...

"Mais Lauraaa...” ... Plus de Mais.

"And I want to believe
in the madness that calls 'Now'
and I want to believe
that a light's shining through somehow”
David Bowie


Dédicacé à H. bien sur... parce que je sais qu'elle ne passera jamais par là, parce que je sais que je n'irai plus jamais chez elle... les fins pleines de mélancolies sont source d'inspiration elles aussi.
Merci pour tout, tout, tout. merci pour tout sauf ce dernier aveu à Hole in the wall... tétais pas obligee



musique que j'écoute (thanks ay.): Fleet Foxes

# Posté le jeudi 26 mars 2009 09:12

Modifié le vendredi 27 mars 2009 13:49

Take this soul, Stranded in some skin and bones

Regarde ! Là-bas !... une douleur! Elle s'envole... toute seule...
-Toute seule ? Est-ce qu'une douleur peut exister en-dehors du corps qu'elle fait souffrir?

Ces gouttes de sang rouge... me font souffrir. J'ai du mal à les accepter, mal à les observer... rouges sur un fond blanc... J'ai mal en les lâchant, j'ai mal à savoir qu'elles sont en moi, que je les contiens et les protège dedans. J'ai mal rien qu'en y pensant. Et pourtant, elles ne découlent d'aucune blessure. Elles sont le fruit de ma féminité. Mon aigre féminité me courbe en deux, une à deux fois par mois.
Savez-vous ce que c'est, un paradoxe explosif ?
D'abord cette crainte, pliée en deux, rabougrie et faible, de ne plus penser qu'à soi. Crainte respectueuse qui permet de s'élever, du plus médiocre sentiment, à la Beauté Suprême... Se sentir si comblé au centre même de la douleur, "si fragile et si gonflé de la majesté des choses, sidéré, happé, ravi par la munificence du monde".

La beauté pure crevant la souffrance dans toute sa vulgarité... physique ou métaphysique soit-elle.

Cette invraisemblable contradiction se déchaîne violement.
Le passage de retournement sur soi à altruisme sans égal est brutal;
Dans les couloirs de l'enfer, s'éclaire une mince lueur, oui mince, si mince, que tu as le droit de ne pas la percevoir. Mais si, c½ur ouvert, tu suis son chemin et accepte de la saisir, elle éblouit ton regard, te brûle les yeux et te fait verser des larmes de bonheur. Dans un moment jouissif, tout -mais tout- autour de toi se cristallise.
Tout s'immobilise pour laisser exister cette parenthèse dans le temps... cette pause un instant... ce mouvement figé... ces points de suspension... cet ailleurs ici même, ce toujours dans le jamais.
Et l'explosion se transforme en éternité...
"Qu'allons-nous chercher l'éternité dans l'éther d'essences invisibles?"

Connaître un paradoxe explosif, c'est découvrir la beauté dans ce monde, et voler le temps de la contempler.
Si c'est ça la vie, beaucoup de désespoir et peu de beauté, je défierais la tristesse et la douleur pour parcourir le monde, à la recherche d'autres moments comme la nuit d'hier, où j'ai découvert le beau, à l'intérieur même du misérable.

Darwin avait dit: "Si la sélection naturelle a conservé la douleur, c'est qu'elle est utile".
J'ose penser que la douleur pourrait servir à faire resurgir, d'un monde terni par le désespoir, la science du beau. C'est à elle qu'on doit toutes nos visions époustouflantes -dans leur simplicité même- qui nous arrachent à la réalité et nous figent dans le temps, émerveillés.

musique que j'écoute (thanks amer): Roads - My Dying Bride

# Posté le samedi 05 avril 2008 11:17

Modifié le vendredi 27 mars 2009 13:49

du 9

du 9
Allo Lola!
L'androgyne floue, celle qui n'existe pas... Je la vois ici et là.. elle est âme voluptueuse.. douceur et finesse. Majestueuse. Elle s'incarne dans les corps féminins et m'attire. Ce ne sont ni les hommes, ni les femmes que j'aime. Ce n'est pas d'eux que j'ai envie, mais du parfum qu'ils détiennent. Aperçu envoutant qui me rapproche de celle que j'ai un jour connu -avant-, dans un monde plus spirituel, moins décadant...
Le désir surgit quand je revois son regard familier... Hélas brisé!
Pouvons-nous étouffer l'éternel désir?
Oh! Passion qui brule et rend faible, qui communique la Beauté
Et touche les "artistes"...
Oh! Désir, tu rends parfois satisfait, mais trop souvent triste!
L'androgyne floue, celle qui n'existe pas... Je me la représente calme et lente. Je lui imagine un coeur tendre, vaste et rose... je la chausse de ballerines lilas, et elle valse pour moi.
Cette vague Lola... que fait-elle là si elle n'existe pas?
Le Paradis serait-il saturé? Est-on destiné à une réincarnation déchue et désespérante? Si désespérante que l'androgyne lui a préféré les corps humains?
Trouvons à cette colombe une porte de secours, avant qu'elle ne soit tuée par l'âge!
Frayons-lui un passage, avant que les caresses du soleil sur elle ne cessent
Sans contrefaçon, il faut qu'elle nous laisse...
Petite amie, que viens-tu faire par ici?
Tu es beaucoup trop fragile, les hommes ne sont pas fait pour toi.
Oh la Lola
Je tiens beaucoup trop à toi
S'il te plait, enfuis-toi!
toi... toi.... toi!
Vole au paradis, vole LE paradis.. vole le temps.. tant qu'il est encore temps... vas-t-en!
texte, me
pic, me by wolf

# Posté le vendredi 31 août 2007 12:33

Modifié le vendredi 27 mars 2009 10:58

Phoque you, I'm the GRAD!!

Burn
One
Down....

Roll
One,
Steam,
and pass it on.......

What can we do?
Let's get drunk!

Do we always have to behave?
Let's get hight!

I no longer want to stand up straight
Let's save some realistic vibes!

Let's persuade the dreams...
They are most welcome in our denasty!
Let's be free!

I'm fed up with this Fucking human race and its fucked up desire of dignity.
Time is counted...
"Gather ye rosebuds while you may
Old time is still a-flying
And this same flower that smiles today
Tomorow will be dying "


"Believe it or not, each and everyone of us is one day going to stop breathing, turn cold, and die"... Sooo.. Listen to the voice inside you.. Follow its instructions: Carpe Diem, Carpe Horam! Seize the day, "make your lives wonderful, extraordinary" and when you come to die, you won't be like this men that discovered they had not lived.
(Dead Poets Society)

# Posté le mercredi 13 juin 2007 11:21

Modifié le vendredi 27 mars 2009 10:50

[Article effacé]

Too late I already found what I was looking for
And no it wasen't you....

# Posté le samedi 09 juin 2007 11:24

Modifié le mercredi 13 juin 2007 16:43